Espace Paysager


Le parcours à vélo vous permettra de traverser le Quartier du Garros et d'emprunter la coulée verte
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>>> La coulée verte du Garros
Très pratique, ce chemin permet de marcher à l'écart des voitures, et de rejoindre agréablement les autres espaces nature de la ville. Il s'agit ainsi d'un véritable corridor écologique dans la ville qui bénéficie d'une fauche dite tardive (en fin d'été) permettant à la flore de ressemer spontanément et à la faune de se reproduire.
Considérée comme une trame verte elle permet de préserver l’environnement et réintroduit la nature en ville. Dans un certain désordre structuré se mélangent herbes folles, fleurs vivaces, annuelles et poacées. Nous pouvons également observer des orchidées sauvages comme l’Orchis Pyramidalis. -
>>> Les hirondelles
A noter un bel exemple de cohabitation entre l’Homme et la Nature : certains habitants du Garros ne ferment plus leurs volets pour préserver les nids que des hirondelles de fenêtre ont construit sur le haut de ces volets, coincés contre les encoignures des fenêtres.
Migrateurs emblématiques, l’Hirondelle de fenêtre, l’Hirondelle rustique et le Martinet noir viennent nicher sur la commune d’Auch, en restant fidèles au lieu de leur naissance, après un long et périlleux voyage depuis l’Afrique.
Les hirondelles et les martinets sont des oiseaux à la fois familiers de nos villes et villages, annonciateurs des beaux jours, mais aussi malheureusement des symboles des migrateurs menacés. Malgré leur protection stricte depuis 1976, en l’espace d’une trentaine d’années, certaines espèces d’hirondelles et de martinets ont vu leurs effectifs chuter de près de 40%. C’est pourquoi il est nécessaire de mieux connaître et de mieux protéger ces oiseaux aimés de tous.
Dans le cadre de son Agenda 21, la ville d’Auch s’engage entre autres à préserver la biodiversité auscitaine avec les partenaires locaux et a lancé depuis 2011 un programme de préservation des populations d’hirondelles de la ville, en partenariat avec le Groupe Ornithologique Gersois et le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement Pays Gersois.
La protection des hirondelles passe par une meilleure cohabitation avec l’Homme. Ce guide technique apporte des solutions qui permettront à chaque citoyen auscitain de participer à la protection de ces oiseaux. -
>>> L'unique Z.U.P du Gers
Définies par une loi-cadre d’août 1957 et la loi du 31/12/1958, les Zones à Urbaniser par Priorité permettent la mise en chantier d’un grand nombre de logements, en proximité d’équipements collectifs et sociaux, grâce à des procédures d’acquisitions foncières facilitées.
Né dans les années 1960-70 pour pallier à la vétusté des logements du centre-ville et à la croissance démographique, le quartier du Garros témoigne d’une nouvelle politique d’urbanisation et d’extension de la ville d’Auch.
En 1984, la Ville lance une procédure de D.S.Q. (Développement Social des Quartiers) : il s’agit d’améliorer le confort des appartements, de créer de nouveaux logements et de singulariser des édifices jusque là standardisés. Les architectes B. Chanson et B. Kohn renforcent l’isolation des bâtiments, créent des jardins privatifs en pied d’immeubles, ajoutent balcons, colonnes et frontons en béton pour différencier les édifices, ferment certaines cages d’escalier, prévoient des supports grillagés pour de la végétation grimpante ainsi que des jardinières, créent des garages et réaménagent les parkings. La salle polyvalente est agrandie et les plantations d’arbres d’alignement sont développées.
L’isolement du quartier est enfin en partie rompu grâce à la création du pont du Mouzon en 1989, peu de temps avant l’achèvement des travaux du D.S.Q., dans la première moitié de la décennie 1990.
Si les constructions du Garros accusent aujourd’hui les affres du temps, elles n’en demeurent pas moins emblématiques de toute une page de l’histoire de l’urbanisme en France. Et les aménagements se poursuivent : un projet de requalification urbaine du quartier est en cours pour l’adapter aux nouveaux besoins des habitants. -
>>> Le parc de la Boubée
Le Jardin partagé du Garr’Hou et de Rhin et Danube
Le jardin du Garr’Hou a une surface de 1344 m² et est cultivé par 35 familles sur 23 parcelles, il est à proximité immédiate de quartiers densément peuplés de la ville, il s’agit autant d’un potager que d’un lieu de rencontre et d’échanges.
Occupé par un collectif d’habitants, cet espace rencontre un véritable succès et parmi les conséquences les plus notables de cette installation, peuvent être citées la réappropriation du parc de la Boubée (lieu d’implantation) par les habitants et la future création d’au moins un nouveau jardin partagé pour répondre à la demande croissante. Les usagers s’engagent à travers une charte à ne jamais utiliser de produits phytosanitaires ou encore mettre en œuvre des méthodes favorisant les économies d’eau. Régulièrement, des formations sont dispensées à ces jardiniers, pour la plupart novices, afin de les aider à profiter pleinement de cet espace et de progresser dans leur pratique.
D’autre part, il convient de noter le caractère entièrement autonome du jardin : l’eau provient d’un puits dont la pompe est alimentée par des panneaux solaires, des toilettes sèches ont été installées pour améliorer le confort des usagers et renforcer l’autonomie.Face au succès du premier jardin partagé de la ville, il a été choisi, pour répondre aux nombreuses sollicitations, d’ouvrir un second jardin au printemps 2018.
Le « Jardin joyeux » de Rhin et Danube a une surface de 3612 m², dont plus de 3000 cultivés sur 38 parcelles et travaillé par 76 familles. Si le fonctionnement général de cet espace a été très largement inspiré par celui du jardin du Garr’Hou (notamment sur l’engagement à ne pas utiliser de produits phytosanitaires et à limiter la consommation d’eau via une charte), en s’appuyant sur le retour d’expérience, il a également bénéficié de quelques compléments utiles : les parcelles sont agrandies et chaque famille bénéficie d’environ 40 m², et par ailleurs, une haie de baies comestibles, ainsi que 150 fruitiers patrimoniaux agrémentent cet espace. Ce jardin étant moins central que le précédent, il est accessible en mobilité douce et via les transports en commun. Enfin, et dans le but de faciliter les échanges et la convivialité, le bâtiment abritant les outils est suffisamment vaste pour qu’y soient organisés les réunions d’information et les moments de convivialité.



