
A l’école Georges-Coulonges, à proximité de laquelle des nids de chenilles processionnaires ont été identifiés sur des résineux, la ville d’Auch a choisi d’innover avec l’IME de la Convention en installant des nichoirs pour la huppe fasciée, réputée pour être un prédateur remarquable de ces chenilles aux poils urticants. Une nouvelle façon originale pour la ville d’Auch de favoriser la présence des prédateurs naturels, pour limiter la prolifération des nuisibles du jardin.
Nichoirs à hirondelles, à mésanges, gîtes à chauve-souris… contribuant à la préservation de la biodiversité locale, la ville d’Auch favorise la présence des prédateurs naturels pour limiter la prolifération des nuisibles du jardin, comme les chenilles processionnaires du pin. Ces chenilles, qui se déplacent l’une derrière l’autre dès que les températures se radoucissent à la sortie de l’hiver, sont surtout connues pour leurs poils de défense urticants qui peuvent potentiellement provoquer des lésions au niveau de la langue, des yeux et des poumons des humains comme des animaux domestiques.
A l’école Georges-Coulonges, à proximité de laquelle des nids de chenilles processionnaires ont été identifiés sur des résineux, la ville d’Auch a choisi d’innover avec l’IME de la Convention en installant des nichoirs pour la huppe fasciée (espèce migratrice), réputée pour être un prédateur remarquable de la chenille processionnaire. Dans le cadre d’un partenariat impliquant le Bureau hygiène, les services Transitions et Espaces Verts de la ville et la Ligue de Protection des Oiseaux, les jeunes de l’IME ont réalisé plusieurs dizaines de nichoirs pour sédentariser cette huppe, qui a particularité de pouvoir ouvrir l’extrémité de son long bec fin et courbé même s’il est enfoncé dans la terre, grâce à une musculature spécifique. Ce qui lui permet de saisir une chrysalide souterraine sans avoir à ressortir son bec. Idéal pour traquer la processionnaire du pin lorsqu’elle s’enterre pour sa métamorphose, en faisant appel à notre alliée, la huppe fasciée : « La puissance de la nature, dans toutes ses dimensions et grâce à sa formidable diversité, est notre meilleure alliée dans cette urgence à recréer un environnement protecteur et bénéfique à toutes les formes de vivant, explique Marie-Pierre Desbons, maire adjointe en charge de la transition écologique et énergétique du territoire, de la résilience climatique, de la biodiversité et de l’alimentation locale. La municipalité est particulièrement attachée à inclure tous les jeunes Auscitaines et Auscitains dans cette démarche qui détermine notre avenir et celui de notre territoire. Cette nouvelle action en faveur de nos oiseaux illustre pleinement notre engagement dans une transition écologique ambitieuse et collective ».
Auch, le 01.07.2026



