Une jeune femme verse le contenu d'un seau dans un abri-bac

La ville d’Auch et l’agglomération poursuivent dans la voie du tri des biodéchets, avec l’installation d’abri-bacs dans l’hypercentre. Avec les compostages individuel et collectif, c’est une nouvelle solution explorée pour réduire ses déchets.

 

Depuis le 1er janvier 2024, le tri à la source des biodéchets est devenu obligatoire, conformément au droit européen et à la loi anti-gaspillage du 10 février 2020. Rappelons que grâce aux efforts anticipés de la mairie et de l’agglomération, les Auscitains avaient d’ores et déjà plusieurs moyens à leur disposition pour valoriser leurs biodéchets : les composteurs individuels (330 distribués en 2025), les composteurs collectifs équipant aujourd’hui 35 résidences et immeubles, les lombricomposteurs… Pour répondre aux exigences de la loi, la ville et l’agglomération Grand Auch Cœur de Gascogne – qui a la compétence « Prévention, collecte et traitement des déchets » - ont décidé de passer la vitesse supérieure.

S’adapter aux différents types d’habitat

Pour ce faire, l’agglomération a missionné un cabinet pour mener à bien une étude afin d’optimiser les solutions existantes par rapport aux différents types d’habitat (immeubles, pavillons…) et explorer de nouvelles solutions. Concernant les composteurs individuels – désormais gratuits – pour les maisons avec jardin, la mise à disposition s’accélère, avec 3000 composteurs qui seront disponibles sur 5 ans. Pour l’habitat collectif, plus de 70 résidences et immeubles devraient à terme bénéficier des avantages d’un composteur. Enfin, le tri des biodéchets en apport volontaire est favorisé par l’installation dans un premier temps – une cinquantaine sont prévus à terme en haute et basse ville – de 7 abri-bacs sur le premier trimestre 2026. Disséminés dans l’hypercentre, ces bacs de 240 litres collectés une à deux fois par semaine, sont destinés à accueillir en apport volontaire les déchets alimentaires mais pas les déchets verts.

Volonté citoyenne

La distribution des bio-seaux de collecte aux riverains – dont le retour d’expérience est pris en compte - est l’occasion de leur fournir un guide spécifique rappelant les consignes de tri déjà adoptées par de nombreux Auscitains.

C’est d’ailleurs grâce à l’implication des collectivités et des habitants que la quantité d’ordures ménagères résiduelles collectée a baissé de 25% depuis 2015. La ville d’Auch et l’agglomération Grand Auch Cœur de Gascogne comptent désormais sur la volonté citoyenne des Auscitains pour réduire la quantité de biodéchets collectés dans la poubelle d’ordures ménagères, qui représentent encore 31% de son contenu. Et ainsi détourner ces biodéchets de l’enfouissement qui coûte de plus en plus cher.


Calendrier de mise en place des abris bacs

• Première tranche avril-juin 2026 :
Avril/mai : Diderot, Daumesnil, Baudin, Ledru-Rollin ;
Juin : Jean David, Camille Desmoulins, Saluste du Bartas, Guynemer pour une mise en service en juin / juillet ;
• Deuxième tranche : deuxième semestre 2026 / premier trimestre 2027 : 20 sites
• Troisième tranche : deuxième semestre 2027 / premier trimestre 2028 : 20 à 25 sites

« Les citoyens acteurs de cette démarche de valorisation »2026 05 abribacs biodechets auch

Isabelle CASTERA, maire adjointe « Ville agréable, cadre de vie, végétalisation et éclairage public » : « L’installation de ces abri-bacs pour les biodéchets, qui s’inscrit dans le respect du droit européen et de la droit anti-gaspillage, démontre notre volonté de proposer des solutions aux Auscitains pour valoriser leurs déchets. L’accueil des habitants a d’ailleurs été très favorable et ils sont prêts à jouer le jeu pour mieux collecter ces biodéchets qui seront valorisés sous forme de biogaz. »

Pierre CAHUZAC, vice-présidente Grand Auch Cœur de Gascogne « Réemploi, réutilisation, recyclage, traitement des déchets » : « Pour les Auscitains, c’est un nouveau service de collecte et de valorisation des biodéchets qui vient à eux. J’espère qu’ils seront actifs dans cette démarche destinée à détourner ces biodéchets de l’enfouissement qui coûte de plus en plus cher. »


 

 

 

 

Auch, le 28.05.2026